UN PEU DE LECTURE

« Cœur et sport absolument mais pas n’importe comment »

Conférence débat du professeur François CARRE, responsable des Services d’Explorations fonctionnelles et de Médecine du Sport du CHU Pontchaillou.

Conférence donnée jeudi 3 mars 2016 à 19H00, à la Maison Départementale des Sports, 13b avenue de Cucillé à Rennes.

Quelques statistiques :

Statistiquement le risque de décès chez un sédentaire produisant un effort violent est de 107 alors qu’il est de 19 chez un sportif pratiquant deux entraînements par semaine et 2.4 chez un sportif pratiquant quatre entraînements. Le risque de décès par accident cardiovasculaire diminue avec la pratique plus ou moins intense d’un sport : elle est divisée par 5.5 si on passe d’une pratique légère (moins de 6 METs) à intense (10 à 13 METs).

Le risque d’accident cardiovasculaire chez un cycliste régulier est donc faible mais il n’est pas nul : « ce n’est pas parce qu’on fait du sport qu’on n’aura pas d’accident ! »

Toutefois si un infarctus survient il sera moins grave. La pratique sportive doit donc toujours être encouragée.

Le vélo fait partie des sports « intenses » : tirer sur les bras en côte fait monter la pression artérielle.

Accidents cardiovasculaires après 35 ans

Dans 85 % des cas, il s’agit d’un infarctus du myocarde. Des plaques lipidiques se détachent des parois des vaisseaux et viennent former un bouchon (thrombus) dans une artère, le cœur souffre. Si le diamètre de celle-ci est réduit de 60 à 70 % on le voit au test à l’effort. « Si c’est plus faible on ne voit rien !»

Après 45 / 50 ans les plaques augmentent. C’est une maladie silencieuse. Le sport intense ne crée pas de maladie cardiaque mais il la révèle. Le sport intense peut tuer un cardiaque méconnu. Le test à l’effort après 55 ans est donc plus que recommandé (tous les 5 ans).

En présence d’un accidenté, masser immédiatement le cœur puis utiliser un défibrillateur.

Signes avant-coureurs

L’accident cardiaque est brutal. Mais dans 40 % des accidents, il y a des signes avant-coureurs. Le corps vous alerte : il faut tenir compte des nouveaux symptômes. Votre cœur vous parle souvent avant l’accident fatal (par exemple, là où d’habitude vous passer une bosse sans problème tout à coup vous avez une grosse difficulté). Faites y attention et consultez votre médecin au retour. « Vous êtes aussi responsable que votre médecin ! »

L’hydratation est très importante pour le cœur. En cas de déficit on risque des troubles du rythme. Si vous achetez des boissons d’effort choisissez la moins acide, c’est-à-dire la plus bicarbonatée.    

La compétition après 50 ans ?

Lors d’une compétition, la fréquence cardiaque moyenne augmente de 10 à 15 BPM par rapport à celle de l’entraînement. Attention à la compétition après 60 ans. Elle est déconseillée. Dans tous les cas (compétiteur ou pas) réduire la durée de l’effort et s’hydrater convenablement.

Faire du vélo après une maladie cardiaque ?

C’est possible et même recommandé en suivant des règles de bon sens. Dans tous les cas :Porter sur soi une information visible de ses antécédents : bracelet QR code, clé USB… simple indication (Je prends des anticoagulants, …)
Se faire suivre régulièrement : test à l’effort annuel
Suivre les 10 règles d’or (voir le site WWW.clubcardiosport.com).

Merci à Christian pour le compte rendu

 

 

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